L'homéopathie reste prise en charge par l'assurance de base : la demande visant à clarifier la controverse a été rejetée

En octobre 2023, un particulier a déposé une demande visant à obtenir une « évaluation de la controverse » concernant l’homéopathie. En Suisse, cette procédure constitue un instrument formel prévu par l’article 33 de la loi fédérale sur l’assurance-maladie. Elle sert à examiner si les prestations de l’assurance de base (AOS) répondent aux critères légaux d’efficacité, d’adéquation et d’économicité (critères EAE).

Le 16 avril 2026, Office fédéral de la santé publique OFSP) a indiqué qu'il n'était pas nécessaire de procéder à un examen approfondi des critères d'efficacité, d'utilité et de rentabilité, et que les traitements et médicaments homéopathiques prescrits par un médecin continueraient d'être pris en charge par l'assurance de base. OFSP sa lettre, OFSP cite les raisons suivantes pour justifier la décision du Département fédéral de l'intérieur (DFI) :

  • La volonté du peuple doit être prise en compte : lors de la votation populaire du 17 mai 2009, le peuple suisse s'est prononcé en faveur de la médecine complémentaire, ce qui a conduit à l'ajout d'un nouvel article dans la Constitution fédérale (art. 118a Cst.), qui prévoit notamment l'intégration des méthodes de médecine complémentaire dans l'assurance de base.

  • La population souhaite bénéficier de prestations de médecine complémentaire : OFSP l'Enquête suisse sur la santé de 2022, selon laquelle environ un tiers de la population suisse a recours à des prestations de médecine complémentaire. L'homéopathie serait l'une des disciplines de médecine complémentaire les plus sollicitées en Suisse.

  • Une évaluation approfondie n'est pas proportionnée : une évaluation approfondie des critères EAA présenterait une grande complexité, ce qui entraînerait un investissement considérable en temps et en argent. OFSP estime OFSP la valeur ajoutée d'une telle évaluation OFSP faible, car les données scientifiques n'ont pas évolué de manière significative depuis la réintégration de l'homéopathie dans AOS 2012.

  • Impact négligeable sur les AOS: OFSP AOS environ 18 millions de francs le coût annuel des prestations de médecine complémentaire prises en charge par AOS — il n'est pas possible de ventiler ces coûts par discipline de médecine complémentaire. Une éventuelle exclusion de l’homéopathie de AOS pratiquement aucun impact sur les AOS. De plus, si les prestations homéopathiques venaient à disparaître, les patients recourraient à d’autres prestations en remplacement, qui engendreraient elles aussi des coûts.
    (Ajout de la rédaction : AOS s’élevaient à plus de 40 milliards de francs en 2025)

l'ASMC la décision du DFI. Celle-ci confirme que l'homéopathie fait partie intégrante du système de santé en Suisse et continue de garantir l'accès des patients à cette médecine.

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