Médication en ligne : la sécurité des patients passe par des données complètes

Lors de la session de printemps 2026, le Parlement s'est notamment penché sur la révision de la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh 3a). Avec ce projet, le Conseil fédéral vise à renforcer considérablement la sécurité des médicaments grâce à une utilisation systématique des outils numériques. La prescription électronique et le plan de médication électronique deviendront notamment obligatoires.

À l'avenir, les ordonnances devront être délivrées et exécutées par voie électronique. Cela mettra fin à l'ère des écritures illisibles et réduira le risque de confusions, de doubles délivrances ou de fausses ordonnances. Le plan de médication électronique, déjà largement répandu, devra à l’avenir être utilisé par tous les professionnels de santé et mis à jour en permanence. Il sert de source d’information centrale pour détecter précocement les interactions médicamenteuses et favoriser l’observance thérapeutique des patients.

Un point est essentiel : le plan de médication électronique doit fonctionner pour tout le monde. Il constituera un élément central du dossier électronique de santé/dossier patient. Il doit toutefois être impérativement accessible et utilisable même par les personnes qui choisissent de ne pas y adhérer. Les logiciels des prestataires de soins doivent garantir un échange de données fluide afin que le plan soit disponible partout où il est nécessaire.

Mais la technologie seule ne suffit pas. Pour que le plan de médication électronique remplisse son rôle, tous les médicaments, avec ou sans indication, doivent pouvoir y être répertoriés. Cela inclut également les médicaments complémentaires et phytothérapeutiques sans indication, les utilisations hors AMM et les préparations magistrales. Si ces éléments font défaut dans le schéma thérapeutique numérique, cela peut présenter un risque pour les patients. Ce n'est que lorsque le plan de médication électronique est complet que la sécurité des patients peut être renforcée.

Chronique « Complémentaire » du Bulletin Astrea n° 04/2026

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